Les impacts environnementaux des utilisateurs de territoires naturels sont réels. En effet, même animé des meilleures intentions en ce qui a trait à la pollution, camoufler totalement les traces de son passage représente un défi de taille. Il nous apparaît que trop peu de gens se sont penchés sur ce domaine de recherche à l'égard du sol québécois.
Les membres du LERPA se sont intéressés à l'éthique environnementale bien avant qu'il ne s'agisse d'un sujet d'actualité. Il y a de cela plus de vingt-cinq ans que nos chercheurs se penchent sur l'impact du passage de l'Homme en plein air, et ce, tant au niveau de l'environnement naturel qu'humain. De ces recherches empiriques et scientifiques de longue date naquit une expertise précieuse. Nous nous faisons un devoir de la vulgariser par la voie de conférences, de formations et de documentation de tout acabit.
De plus en plus d’étudiants de l’UQAC séjournent en camping sauvage sur le territoire de la Forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche (FERS). Tandis que des observations sommaires portent à croire que la détérioration des sites utilisés est telle qu’elle pourrait poser une menace pour leur pérennité, l’impact du passage de leurs différents usagers n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude détaillée.
L’équipe du LERPA a donc entamé un processus d’évaluation de l’état de dégradation de tels sites. Une première phase consistant en l’analyse de la dégradation des sites de camping sauvage entourant le lac Simoncouche a donc été réalisée; nos constats préliminaires font l’objet d’un rapport. La prochaine étape consistera à effectuer un suivi dans le temps de la dégradation des sites identifiés. Le LERPA souhaite également étendre son étude aux sites bordant les autres lacs de la FERS.
Première publication francophone relevant officiellement du programme d’éthique environnementale américain Leave No Trace, on y propose une approche propre à la réalité québécoise. La densité de population, le climat, le relief, l’omniprésence des terres publiques et la culture des premiers peuples ne sont que quelques uns des éléments à considérer dans l’intégration de la philosophie Sans Trace à notre dynamique. Il s’avère donc nécessaire de procéder à la rédaction d’un tel document afin de favoriser une saine implantation des sept principes Sans Trace en sol québécois et de faciliter son appropriation par les adeptes de plein air locaux.
Il s’agit d’une publication distribuée dans les parcs nationaux de même que dans les bureaux d’informations touristiques de Tourisme Québec. Elle vise à encadrer la conduite des visiteurs en suggérant des comportements à adopter et d’autres à éviter. Son objectif ultime est non seulement de limiter les effets négatifs de la présence humaine dans le milieu naturel, mais aussi d’accentuer la protection du patrimoine naturel et culturel. Le code s'adresse aux visiteurs de toutes provenances qui pratiqueront des activités écotouristiques et fréquenteront des sites naturels.
4e Colloque Interuniversitaire sur l’Action Environnementale et le Développement Durable, Chicoutimi, 2007
Entrevue radio : Radio Canada, avec Pierre Blackburn, 2005
Colloque international : « L'Écotourisme: une innovation durable pour le développmement viable des communautés locales ? » Congrès ACFAS, Chicoutimi, 2005